Les sous-doués en vacances .

 Les sous-doués en vacances .
* Bienvenue sur Bord-L, blog des TL en puissance pour l'année 2007/2008 *

Nous avons quitté à regret notre appelation de 1L qui nous a - il faut le souligner - bien valu une sacrée réputation tout au cours de l'année. Des questions existentielles subsistent tout de même suite à nos frasques littéraires de ces derniers mois, et de nouvelles s'imposent :

Va t-on réussir à redécorer les tables déjà bien colorées par nos anciennes collègues ?
Dépasserons-nous le quota de 12 h de perm/semaine cette année ?
La plainte contre X déposée il y a peu va t-elle être maintenue ?
Serons-nous capable de rester éveillés pendant les 8 heures de philo ?


Bref, quoi qu'il en soit, dans deux mois, nous serons officiellement aptes à remplir nos nouvelles fonctions de terminale. (on s'ra les "plus grands" hinhin, on va donc pouvoir martyriser tout le monde) On prendra encore un tas de résolutions sérieuses qu'on ne tiendra pas. On fera encore les 400 coups pour rendre dingues les profs. On se tapera dessus à la moindre occaz'. Et on fera des sorties boulangeries, des photos, des délires ... Et ce sera reparti pour un tour, le dernier. Alors profitons, les enfants ! ^^

Let's have fun =D !

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# Posté le mercredi 04 juillet 2007 17:49

Modifié le jeudi 09 août 2007 09:55

Les expressions des L, tout un programme.

Les expressions des L, tout un programme.
Telle une secte, une tribu, la classe des terminales Littéraires à quelques expressions fétiches qui permet de les différencier des autres classes. Oui les scientifiques aiment les chiffres, les littéraires aiment les expressions à la con, il faut le dire. En voici un petit échantillon avec leur traduction et/ou leur contexte, si nécessaire.

Tu crains => initialement, cette expression n'était utilisée que dans un cas de craignitude intense, mais depuis l'année dernière il est entré dans le langage courant. A présent on peut l'utiliser à n'importe quel moment, pour n'importe qui. "T'as fait tes exos d'anglais ?" "Nan". "Tu crains."

Hors sujet à la vie => en majorité utilisée pour des personnes. Des personnes qui ne sont pas comme les autres, qui nous paraissent venir d'une autre planète ou d'une autre époque. Ou alors plus simplement qui te répondent un truc qui n'a absolument aucun rapport avec le sujet. Pour ne citer qu'un exemple, durant un grand silence, une blonde qu'on ne citera pas nous a sorti " Vous savez quoi ? Les Spicegirls elles vont se remettre ensemble !"

Genre => celle-là est un peu plus récente que les deux précédentes. On l'emploie pour taquiner quelqu'un "C'est décidé j'me mets à bosser c'tannée." "Genre."ou simplement pour introduire quelque chose , genre. Petit plus : s'il est prononcé avec un faux accent aristocratique, air con assuré.

Corkie => introduite par Mélie, Mélie inconditionnelle des épisodes de Corkie en particulier Corkie à Hawai =D. Synonyme de abruti, idiot, empoté etc... Employé par la plupart des Tles L à toutes les sauces. Variante : Corkiemouth, par Léa, qui fut inspirée par Rrrr (film fétiche xD)

Rapport ? => étroitement liée à hors sujet à la vie, j'vais vous donner un autre exemple mais toujours de la même personne. "Eh vous savez j'ai un oeuf Kinder énorme et j'le mangerais pas toute seule."

Bonsoir, enchantée. => fréquemment employée aussi bien pour se saluer le matin, sur MSN (oui, même les littéraires sont amateurs de la nouvelle technologie), ou par lettre tout aussi bien. Merci d'insister sur le bonsoir, sinon ça l'fait pas.

Merci c'était ... => il faut évidemment placer le prénom de la personne concernée après le c'était..., se place quasi-systématiquement après une citation HS à la vie, ou même une action HS à la vie. * rire de triso * "Merci, c'était Gilles."

Blasé. => On peut le décliner en ça me blase, j'suis blasée, il/elle me blase, se dit d'une situation/personne qui a le don de nous souler, à laquelle on ne s'attend pas forcément et qui ne nous fait pas vraiment plaisir.

Deg => J'pense que c'est assez clair pour tout le monde. Deg = dégouté pour ceux qui n'auraient pas saisi. Cette expression a été lancée par Vincent, vite repris par tous ceux qui avaient de près ou de loin contact avec lui.

Trop laid => Expression hyperbolique (littéraires, heiin) consistant à caractériser quelque chose ou quelqu'un (c'est méchant.) d'excessivement horrible ou ridicule. - Qu'est ce qui est petit et marron ? Un marron. - Trop laid ! xD

J'te raconte pas. => Phrase s'accompagnant toujours d'un geste spécifique de la main. - Tous avec moi, on tend la main à la verticale, doigts serrés, mais pas trop, décontract', quoi, et on lance vers l'avant, le tout en un mouvement très souple, limite élastique - En gros, s'utilise pour balancer le dernier potin, on dit qu'on raconte pas, mais en fait, beh si.

Beeeh. => (Benjamin, si tu passes par là, fais encore le mouton et je t'arrache.) S'utilise pour commencer une phrase quand on est pas inspiré, pour exprimer la surprise ou pour réagir face à quelqu'un qui fait un truc qui craint. Bref, multi-usage, notre beh. ^^

Mwaan => Bruit distinctif se rapprochant de "genre" par sa signification. Prend tout son sens lorsque, par exemple, la prof de philo se trompe mais affirme que "c'était pour voir si [on] suivait." Mwaaan.


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( @ @ )
o00o.(_).o00o

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 16:46

Modifié le mardi 18 septembre 2007 00:14

8h de cours par semaine, un véritable philomène.

8h de cours par semaine, un véritable philomène.
On ne vous apprend rien, le B.A BA des terminales littéraires, c'est 8h de philo par semaine. Et pan. Ouais, comme ça.
Mais comment se déroule un cours-type ? C'est à dire non pas soixante, mais cent-vingt minutes de philosophie par jour ? (Oui, ils sont sadiques. C'est par deux heures.) Parce que contrairement à ce qu'on pourrait penser la philo c'est pas un cours où on s'ennuie contrairement à ce qu'en pense l'opinion commune, la philo c'est pas une matière parmi tant d'autres, c'est une matière où tu réfléchis à plein de choses mis à part au sujet.

Rappelez-vous, on est jeudi matin, la cloche sonne. Il est temps d'aller en philo. * Cris de joie dès 8h du mat' * Comme dirait la prof "Non, ne paniquez pas maintenant, vous aurez le temps après." Il faut d'abord trouver la salle (qui a tendance à changer toutes les semaines) et se frayer un chemin entre les élèves de première qui sont souvent plus grands que nous. ><

Bref, arrivés dans la salle, la deuxième étape est de prendre une place stratégique. Le premier rang ? Pas pratique, surtout si tu tiens à être fixé pendant 30 minutes sur 60. Le dernier rang ? Idéal pour jouer au morpion, se passer des mots ou dormir. Contre le mur ? Sympa pour faire une sieste quand la soirée a été rude. En début de rang ? T'as intérêt à suivre. Les coups d'oeils sur ta feuille seront nombreux. Nous comprenons alors la nécessité de se dépêcher d'entrer en cours, pour une ruée miraculeuse vers le fond de la salle. La première heure passe, quelques-uns se sont risqués à tenter des réponses pendant que les autres dorment ou jouent avec les trousses " Pauline, Marine rappelez-moi votre âge."

Deuxième sonnerie. Une pause s'impose, le temps d'aérer le cerveau, qui fume c'est évident. Les cinq minutes s'écoulent à une vitesse monstre. Allez, on y retourne. Nous nous retrouvons face à une prof toujours heureuse de vivre, et désireuse de nous communiquer sa bonne humeur, ainsi que sa passion pour la philosophie. Elle explique avec moultes gestes et sourires rayonnants les différentes conceptions des philosophes. Signe particulier ? Sa métaphore du bonheur: un Kinder Surprise. (inspirée par Odessa).
- Déteste le bruit. "On ferme sa bouche à 500% et on ouvre ses oreilles à 300 %."
- Se prend parfois pour un chevalier de l'espace scolaire. "Boum. Je vous désintègre. Vous ne pouvez plus parler mais vous pouvez toujours m'entendre."
- Nous rassure toujours sur ce que nous sommes. "Nous ne sommes ni des cailloux, ni des enfants."

De notre côté ? C'est assez sympathique également.
Nos activités favorites ? Mettre des mots dans la capuche de Benjamin (blasé pour l'occasion, voir la photo), dessiner sur nos cartes étudiants, s'taper des vieux fous rires, faire genre on réfléchit et on suit, calculer l'âge auquel est mort le philosophe en question (pour des littéraires, hé), faire genre on gère en philo, regarder des films (hein les garçons) , s'passer des mots de 3 pages, pas écouter ceux qui passent au tableau. ("Chut, ne les intimidons pas plus qu'ils ne le sont déjà.") Bref, les choix sont variés.

En somme, l'ennui est parfois bien ancré dans nos esprits (Blaise nous blase, quand même.) mais le cours de philo regorge de sources d'amusement (et bien sûr de connaissances (a)) non soupçonnées. xD

Alors à lundi, << doux agneaux. >>

# Posté le samedi 29 septembre 2007 15:06

Modifié le samedi 29 septembre 2007 18:08

Quand la prof craque.

Oyé, oyé les d'jeuns.

Devant notre évidente non-envie de travailler à la veille des vacances, nous avons réclamé un instant détente durant le cours de philo. Contre toute attente, notre professeur nous l'a accordé, nous permettant même de profiter de son humour, comment dire, décapant. Voyez ce que ça donne,

J'ai fait tomber mon livre de Locke !
Voilà Locke à terre.

St Thomas d'Aquin faisait la fête tout le temps, il enchainaît les bals etc..
D'où le nom de Bal d'Aquin.

Vous savez quand j'étais à la fac. Beh avec mes amis les étudiants en philosophie on avait fait une chanson, c'était : Sénèque un au revoir (...) Epictète qu'on se reverra.

Si vous aussi, vous désirez créer le rire (forcé?) général je vous conseille vivement de caser ces quelques blagues lorsque vous serez en société. Au mieux quelques clanpins rieront, au pire on vous regardera avec des yeux ronds, mais non sans une certaine compassion. Alala, qu'est-ce qu'on se marre en philo.

# Posté le dimanche 24 février 2008 13:00

FUCK everyone!

L'année de la terminale.
Dernière année de la scolarité , en théorie.
Et pourtant, une ambiance de merde (excusez moi, mais y a pas d'autres mots) durant toute l'année. Les clans qui se faisaient et se défaisaient. Les commérages, les disputes, les insultes qui fusaient, les regards moqueurs en cours, les chuchotements. Tout ça a fait que, on en est venus à ne pas regretter de partir. D'ailleurs le dernier jour du cours a été plutôt révélateur, pas une larme, pas un adieu. Chacun est parti de son côté comme ça a été toute l'année. Même le repas le mardi du BAC, deux clans bien distincts, même les fêtes qui s'organisent jamais avec tout le monde. En tant d'années de scolarité, je n'avais jamais vu cela. Tant de non-solidarité, de mauvais esprit fait bien peine à voir. Et cette ambiance qui nous a poursuivis tout au long de l'année sera sans doute en partie responsable de l'échec de certains car venir en cours l'esprit léger et le sourire aux lèvres t'as beau faire ça motive un peu plus pour travailler que toutes ces embrouilles incessantes.
J'aurais vraiment apprécié que tout cela se déroule autrement.
Mais bon, le conditionnel est inutile, pour une classe avec une mentalité si individualiste.
Je signe l'article pour éviter les confusions.
Léa.
FUCK everyone!

# Posté le lundi 23 juin 2008 14:16